Xénia Grouchevaïa – Je ne peux rien oublier

Petites nouvelles russes - Blocus de Léningrad - L'enfance emportée par la guerre
Анна Балабанова, Детство, отнятое войной, 2021

Ксения Грушевая - Ничего не могу забыть
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Xénia Grouchevaïa – Je ne peux rien oublier

(Publié en 1982 dans la revue Звезда - l’Etoile)

traduit par

Georges Fernandez (2021)

Introduction

"...C’était l’été. Rien ne venait perturber le calme du village ; alors nous sommes restés à la datcha. Au début du mois de juillet un premier signe inquiétant laissa penser que quelque chose allait venir troubler cette paix..."

Voici le récit poignant des premiers mois du Blocus de Leningrad vu par les yeux d'une enfant de onze ans. Sous les bombardements et les raids aériens incessants, elle affronta la peur, le froid extrême et la famine. La mort aussi.

Xénia Grouchevaïa (Ксения Александровна Грушевая), (1930-1984), dans cet écrit autobiographique, rédigé des années plus tard, raconte avec émotion et parfois drôlerie ses souvenirs de petite fille prise dans le chaos de ces jours terribles.

 

Petites nouvelles russes - Blocus de Léningrad - Xénia Grouchevaïa
Xenia Grouchevaïa (1930-1984)

Choix de présentation de la traduction.

L’intégralité du récit, publiée en 1982, dans la revue Zvezda (l’Etoile) a été conservée. La traduction en français se veut fidèle au texte original.

Sur la forme, le récit est présenté sous forme de ‘feuillets’ afin d’en rendre, sur les supports numériques, la lecture plus aisée.

J’ai agrémenté le récit d’illustrations diverses et, en particulier, de dessins d’enfants qui rappellent cette sombre période. Qu’ils en soient collectivement remerciés.

J’ai aussi fait le choix d’ajouter, quand cela m’a paru nécessaire, des notes et quelques annexes, afin de permettre au lecteur francophone de contextualiser le récit et de saisir les références faites par l’auteure à différents épisodes qui ont marqué sa mémoire. L’ensemble des notes est du traducteur.

Des renvois vers les cartes en annexe permettent, en particulier dans la ville de Saint-Pétersbourg, de localiser les différents endroits cités.

Remerciements :

- Madame Olga Moutouh, pour son accompagnement à la traduction, ses corrections et ses remarques ;
- Monsieur Bernard Pollet, pour sa relecture et ses corrections, côté français ;
- Madame Svetlana Weiss qui a réalisé l'enregistrement en russe ;
- Madame Roselyne Marmottant qui a réalisé l'enregistrement en français.

Conception Web : Eléna Ogievetsky – EK-PRINT-WEBDESIGN, que je remercie chaleureusement.

Pour en savoir plus :

- 'Visionnez sur Youtube (en russe) 'Le métronome de Léningrad' (Ленинградский метроном) documentaire sur le quotidien des enfants durant le siège de la ville.

- Lire (en russe) : 11 ouvrages sur le Blocus de Léningrad pour enfants et adolescents ;

- Lire (en russe) : 'La mémoire contre l’oubli' (Память против забвения) - par le fils de l'auteure – Alexandre Gavrilovitch Grouchevoï (Александр Гаврилович Грушевой)

En 1985, à titre posthume, la revue Zvezda (l’Etoile) publia un récit de la même auteure : Загадка рукописной тетради (L’énigme du cahier manuscrit) : Lire en russe.

Bonne lecture à vous !

G.F. LogoGeorges Fernandez, septembre 2021 ©

Petites nouvelles russes - Blocus de Léningrad - Dessin d'enfant - un garçon triste

COMMENTAIRES

4 commentaires

  • Tourtier

    Je tiens à remercier chaleureusement l’auteur pour ce travail remarquable.
    Ces témoignages sur le siège de Leningrad résonnent profondément en moi, car ma grand-mère a vécu le blocus et mon grand-père a combattu à Stalingrad. Après sa blessure, ils ont été évacués au Kirghizistan, dans la ville de Talas, où ma mère est née et où j’ai grandi parmi des personnes directement marquées par cette tragédie.

    Ces récits ne sont pas seulement une mémoire familiale, ce sont aussi des leçons universelles pour l’humanité. Ils nous rappellent le prix de la vie, le courage et la dignité des gens simples face à des épreuves inimaginables. Les rendre accessibles aujourd’hui, en plusieurs langues, c’est offrir aux jeunes générations une chance de comprendre la valeur de la paix et de la solidarité.

    Je suis convaincue que ces témoignages sont d’une importance inestimable, non seulement pour préserver la mémoire historique, mais aussi pour aider à transmettre aux enfants et aux petits-enfants la force de l’esprit humain.

    Avec toute ma gratitude,
    Alyona Tourtier

  • My LE VAN

    Le récit est très intéressant car il évoque une période et une atmosphère particulières que peu de gens ont bien connues . La traduction est limpide et fluide , rendant plus attachants encore les personnages et les scènes de vie . La lecture est un vrai ravissement .

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