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Le chant des bateliers de la Volga
Le chant des bateliers de la Volga (Эй, ухнем !)
interprété en 1965 par Les Chœurs de l'Armée Rouge - basse : Leonid Kharitonov
(Ансамбль им. Александрова - Бас: Леонид Харитонов)Le chant des Bateliers de la Volga - Эй, ухнем!
Un long gémissement de corps endoloris...
Auteur et compositeur inconnus
Слова и музыка неизвестных авторов
Cette chanson russe traditionnelle était chantée par les haleurs qui tractaient les barges le long des fleuves russes, tels que la Volga, à l'époque de la Russie impériale. Elle fut pour la première fois recueillie par le compositeur Mili Balakirev (Милий Алексеевич Балакирев) (1836-1910) et publiée dans le recueil de chansons folkloriques qu’il publia en 1866.
Эй, ухнем!
Эй, ухнем!
Ещё разик, ещё да раз!
Эй, ухнем!
Эй, ухнем!
Ещё разик, ещё да раз!Разовьём мы берёзу,
Разовьём мы кудряву!*
Ай-да, да ай-да,
Aй-да, да ай-да,
Разовьём мы кудряву.Мы по бережку идём,
Песню солнышку поём.
Ай-да, да ай-да,
Aй-да, да ай-да,
Песню солнышку поём.Эй, эй, тяни канат сильней!
Песню солнышку поём.
Эй, ухнем!
Эй, ухнем!
Ещё разик, ещё да раз!Эх ты, Волга, мать-река,
Широка и глубока,
Ай-да, да ай-да,
Aй-да, да ай-да,
Волга, Волга, мать-река
Hé, ho hisse !
Hé, ho hisse !
Encore un petit effort, encore une fois.
Hé, ho hisse !
Hé, ho hisse !
Encore un petit effort, encore une fois.Nous détresserons le bouleau,
Démêlerons ses frisures !*
Ah oui, oui, ah oui !
Ah oui, oui, ah oui !
Nous démêlerons ses frisures.Nous marchons le long de la berge,
Entonnant un chant au soleil.
Ah oui, oui, ah oui !
Ah oui, oui, ah oui !
Entonnant un chant au soleil.Hé, hé, halons de toutes nos forces !
Entonnant un chant au soleil.
Hé, ho hisse !
Hé, ho hisse !
Encore un petit effort, encore une fois.Eh toi, Volga, fleuve-rivière, notre mère,
Immense et profonde.
Ah oui, oui, ah oui !
Ah oui, oui, ah oui !
Volga, Volga, fleuve-rivière, notre mère.___
* Ce vers reste, pour les Russes eux-mêmes, bien mystérieux. Peut-être fait-il référence à une tradition ancienne, où le jeudi précédant la fête de Pentecôte (День Святой Троицы), les jeunes filles choisissaient un bouleau pleureur et tressaient ses branches, les paraient de rubans pour, quelques jours après - à la Pentecôte -, venir les détresser et offrir ces parures à la rivière... (Lire (en russe) : Rites, traditions, don de la fête de la Trinité.). Ici, ce seraient les haleurs qui s'imagineraient pratiquer ce 'dénouement'... C’est dans ce sens que j'ai traduit ou plutôt interprété ce passage .
Le folklore ‘bourlatsky’ :
Pendant des siècles, avant l'avènement de la vapeur, les haleurs (бурлацие) servirent de force de traction indispensable dans le transport des marchandises le long des voies fluviales du pays. Les chansons qui accompagnaient leur labeur acharné reflétaient leur vie morne, leur destin, leur humeur. Il y avait aussi des refrains espiègles et des chants plus joyeux.
Lire à ce sujet (en russe) : Fédor Rodin, Le folklore bourlatsky, 1975
Des interprétations plus ‘modernes’ du 'chant des haleurs de la Volga' (plutôt que des 'bateliers') sont disponibles sur le Net, par exemple celle (plus ‘hard rock’) d’Alexandre Pouchnoï (Александр Пушной) - 2019 : écoutez sur Youtube.
A ma connaissance, aucun artiste français ne s’est lancé dans l’interprétation de cette chanson (destinée à des voix de basses profondes, peu courantes dans notre pays). Seule Marie Laforêt en fit une (courte) interprétation (en russe) en 1959.

Ilya Ripine, Les bateliers de la Volga, vers 1870 Les bateliers de la Volga peints par Ilya Ripine :
Cette chanson aurait inspiré directement le peintre russe Ilia Répine (Илья Ефимович Репин) (1844-1930) qui, au début des années 1870, peignit son célèbre tableau ‘Les Bateliers de la Volga’ (Бурлаки на Волге). Toile que l’on peut admirer au Musée russe de Saint-Pétersbourg.

Les bateliers de la Volga, film de Victor Tourjansky, 1959 Les bateliers de la Volga au cinéma :
Le tableau, autant que la chanson, semble avoir inspiré le cinéma, comme le montre, par exemple, une scène du film (muet) de Cecil B De Mille : 'Le batelier de la Volga' (The Volga Boatman) datant de 1926, ou encore l'affiche du film français de Victor Tourjansky, ‘Les bateliers de la Volga’ sorti en 1959, avec en vedette Marina Vlady.

The Volga Boatman, Cecil B De Mille 1926 -
Chansonnettes boréales
Пингви́ны - Les pingouins
(1964)
Автор слов: Анатолий Горохов - Auteur des paroles : Anatoly Gorokhov
Музыка: Виктор Купревич - Musique : Victor Kouprévitch
Исполняет: Вокальный квартет «Аккорд»
Interprété par le Quartet vocal « Akkord »В Антаркти́де льди́ны зе́млю скры́ли,
Льди́ны в Антаркти́де замела́ пурга́.
Здесь одни́ пингви́ны пре́жде жи́ли,
Ревни́во охраня́я свои́ снега́.
Ревни́во охраня́я свои́ снега́.Как-то раз пингви́ны в по́лном сбо́ре
К мо́рю на рыба́лку побрели́ гурьбо́й.
Стра́нную карти́ну ви́дят в мо́ре —
Огро́мный чёрный а́йсберг дыми́т трубо́й.
Огро́мный чёрный а́йсберг дыми́т трубо́й.Стру́сили пингви́ны, что же бу́дет,
И откуда́ ве́тер к ним пригна́л госте́й.
Ви́дят, как на льди́ну схо́дят лю́ди,
Впервы́е повстреча́ли они́ люде́й.
Впервы́е повстреча́ли они́ люде́й.Лю́ди их спугну́ли пе́сней зво́нкой,
Тишины́ разру́шив многоле́тний плен.
Не́бо затяну́ли се́тью то́нкой,
Разве́сив паути́ну свои́х анте́нн.
Разве́сив паути́ну свои́х анте́нн.Но тепе́рь в пингви́нах не́ту стра́ха,
Ра́дио послу́шать и они́ хотя́т,
Вечера́ми чи́нно в чёрных фра́ках
Часа́ми у посёлка они́ стоя́т.
Часа́ми у посёлка они́ стоя́т.Хо́дят стро́ем дли́нным, вы́гнув спи́ны,
Заня́ты гимна́стикою по утра́м.
А пото́м пингви́ны чи́стят льди́ну,
Танцу́я вальс стари́нный по вечера́м.
Танцу́я вальс стари́нный по вечера́м.Всё на све́те зна́ет э́та ста́я,
Ши́рятся их зна́ния и кругозо́р.
Джаз пингви́ны зна́ют, Ба́ха зна́ют,
Стихи́ пингви́ны зна́ют и зна́ют спорт.
Стихи́ пингви́ны зна́ют и зна́ют спорт.И с людьми́ пингви́ны хо́дят ря́дом,
Слу́шают усе́рдно ка́ждый день эфи́р.
И тепе́рь пингви́ны лю́дям ра́ды,
Ведь лю́ди для пингви́нов откры́ли мир.
Ведь лю́ди для пингви́нов откры́ли мир.
Ведь лю́ди для пингви́нов откры́ли мир.En Antarctique, les glaces cachaient la terre,
En Antarctique, une tempête de neige recouvrait la banquise.
Seuls les pingouins vivaient ici,
Protégeant jalousement leurs neiges.Un beau jour, les pingouins au grand complet
S’en allèrent en mer pour pêcher.
Ils virent une étrange chose sur les flots -
Un énorme iceberg noir crachant de la fumée par un tuyau.Les pingouins prirent peur : qu’allait-il se passer,
Et d'où le vent leur amenait-il ces invités ?
Ils observent comment des hommes prennent pied sur la banquise :
C'est la première fois qu’ils voyaient des humains.Les gens les effrayaient de chants retentissants
Brisant le silence de leurs longues années de solitude,
Couvrant le ciel de minces fils d’antenne
Qui s’étendaient en toile d’araignéeMais maintenant, les pingouins n'ont plus peur,
Ils désirent eux aussi écouter la radio
Et ils passent leurs soirées, dignement, en frac noir,
Des heures durant près des baraquements.Les pingouins marchent en longue file, courbant le dos,
Occupés le matin à faire leur gymnastique.
Puis , tout en glissant, ils astiquent la banquise
La soirée en dansant sur une vieille valse.Cette troupe de pingouins connaît tout sur tout,
Ils élargissent leur savoir et leur horizon.
Ils connaissent le jazz et Jean-Sébastien Bach,
Ils connaissent la poésie et la pratique du sport.Et depuis les pingouins marchent de concert avec les humains,
Attentivement, ils écoutent chaque jour la radio.
A présent, les pingouins sont contents de ces nouveaux arrivants,
Après tout, c’est grâce à eux qu’ils ont découvert le monde.
"Notre temps est venu !" Песенка про любовь
Chansonnette d’amour
(Auteur et compositeur inconnus)
Une 'drôle' de chansonnette évoquée dans le récit poignant de Xénia Grouchevaïa 'Je ne peux rien oublier' (1982) - Lire.
Раз видал дельфинов пару
Посреди полярных вод.
Он пылал любовным жаром,
А она наоборотПолюбив её ужасно,
Невзирая на мороз,
Подносил ей ежечасно
Он букет из снежных роз.Припев
Так и в стужу ледяного края
Где в жилах застывает кровь.
Ярче северных сияний, дорогая,
Горит любовь.Но она к нему не льнула.
Говорила - всё обман.
И вмешалась здесь акула
В неудачливый роман.Рвут любимую на части
У дельфина на глазах.
Сколько муки, сколько страсти
Всё лицо его в слезах.Je viens de voir un couple de dauphins
Au milieu des eaux polaires.
Lui brûlait de chaleur et d’amour,
Et elle pas du tout !Il était terriblement amoureux d’elle,
Et malgré le froid,
A toute heure il lui offrait
Des bouquets de roses des neiges.Refrain
Dans ce froid de canard, au bord de la banquise,
Où le sang gèle dans les veines,
Plus lumineux que les aurores boréales,
Ma chérie, je brûle d’amour !Mais elle n’avait pas le béguin pour lui.
Ce n’est là, disait-elle, que des paroles en l’air...
Et voilà qu’ici un requin se mêla
A cette romance sans issue.Le dauphin vit de ses yeux
Sa bien-aimée déchiquetée en morceaux.
Ô combien de tourments, combien de passion
Coulèrent de son visage plein de larmes !
Illustration d'Evguéni Migounov Cette vieille chanson est extraite du film 'Rêver ne fait pas de mal' (Мечтать не вредно /Шнек ). Réalisé par Evguéni Lavrentiev (Евгений Лаврентьев) en 2005 Visionner sur Youtube.
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Sur le fleuve Amazone et Dans l’Afrique brûlante
На далёкой Амазо́нке
Sur le lointain fleuve Amazone
(1981)
Музыка: Виктор Берковский и Морис Синельников
Musique : Victor Berkovsky et Maurice Sinelnikov
Из перевода Самуила Маршака (1944),
оригинального стихотворения Редьярда Киплинга (1902)D’après une traduction de Samuel Marchak (1944),
sur un poème original de Rudyard Kipling (1902)
Исполнители: Сергей и Татьяна Никитины
Interprété par Sergueï et Tatiana NikitineНа далёкой Амазо́нке не быва́л я никогда́.
Никогда́ туда́ не хо́дят иностра́нные суда́.
То́лько «Дон» и «Магдали́на», быстрохо́дные суда́,
То́лько «Дон» и «Магдали́на» хо́дят по́ морю туда́.Припе́в:
Из Ли́верпульской га́вани, всегда́ по четверга́м,
Суда́ ухо́дят в пла́ванье к далёким берега́м.
Плыву́т они́ в Брази́лию, Брази́лию, Брази́лию,
И я хочу́ в Брази́лию — к далёким берега́м!
То́лько «Дон» и «Магдали́на», то́лько «Дон» и «Магдалина»,
Только́ «Дон» и «Магдали́на» хо́дят по́ морю туда́.Никогда́ вы не найдёте в на́ших се́верных леса́х
Длиннохво́стых ягуа́ров, бронено́сных черепа́х.
Но в со́лнечной Брази́лии, Брази́лии мое́й,
Тако́е изоби́лие неви́данных звере́й.(Припе́в)
Но в со́лнечной Брази́лии, Брази́лии мое́й,
Тако́е изоби́лие неви́данных звере́й!
Увижу́ ли Брази́лию, Брази́лию, Брази́лию,
Увижу́ ли Брази́лию до ста́рости мое́й?(Припе́в)

Je n’ai jamais navigué sur le lointain fleuve Amazone.
Les navires étrangers n’y vont jamais.
Seuls le "Don" et la "Magdalena", navires à grande vitesse,
Seuls le "Don" et la "Magdalena" y remontent par la mer.Refrain:
Depuis le port de Liverpool, toujours le jeudi,
les navires mettent le cap sur des rivages lointains.
Ils naviguent vers le Brésil, le Brésil, le Brésil,
Et je veux aller au Brésil - vers des rivages lointains !
Seuls le "Don" et la "Magdalena",
Seuls le "Don" et la "Magdalena" y remontent par la mer.Vous ne trouverez jamais
de jaguars à longue queue, de tortues cuirassées dans nos forêts du nord.
Mais sous le soleil du Brésil, mon Brésil,
Il y a une telle abondance d'animaux jamais vus.(Refrain)
Et sous le soleil du Brésil, mon Brésil,
Il y a une telle abondance d'animaux jamais vus !
Vais-je voir le Brésil, le Brésil, le Brésil,
Vais-je voir le Brésil avant mes vieux jours ?(Refrain)
La chanson apparaît au générique du dessin animé ‘Le Hérisson et la Tortue’ (Ёжик плюс черепаха), réalisé en 1981 par Ivan Oufimtsev (Иван Васильевич Уфимцев) 1928-2010, basé sur le conte de Rudyard Kipling : ‘D’où viennent les Tatous’ (The Beginning of the Armadillos) – Lire en anglais - , septième chapitre des ‘Histoires comme ça’ (Just So Stories for Little Children) publiées en 1902. Le poème ‘Je n’ai jamais navigué sur le lointain fleuve Amazone...’ (I’ve never sailed the Amazon…) se trouve en conclusion de la petite histoire. Il fut traduit en russe en 1944 par Samuel Marchak (Самуил Яковлевич Маршак), 1887-1964. Lire (en russe) ‘На далекой Амазонке’ (Sur le lointain fleuve Amazone).
Samuel Marchak écrivit durant sa vie de nombreux poèmes pour enfants. Lire (en russe).
Le Hérisson et la Tortue (Ёжик плюс черепаха), 2005
Что случи́лось в А́фрике
Que s’est-il passé en Afrique ?
Владимир Высоцкий - Vladimir Vyssotski
(1968)
« Il n'y a pas d'amour heureux » L. Aragon
В жёлтой жа́ркой А́фрике,
В центра́льной её ча́сти,
Как-то вдруг, вне гра́фика,
Случи́лося несча́стье.
Слон сказа́л, не разобра́в:
— Ви́дно, быть пото́пу!..-
В о́бщем так: оди́н Жира́ф
Влюби́лся в Антило́пу.Припе́в:
Тут поднялся́ галдёж и лай,
И то́лько ста́рый Попуга́й
Гро́мко кри́кнул из ветве́й:
— Жира́ф большо́й — ему́ ви́дней!— Что же, что рога́ у ней? —
Крича́л Жира́ф любо́вно. -
Ны́нче в на́шей фа́уне
Равны́ все поголо́вно!
Е́сли вся моя́ родня́
Бу́дет ей не ра́да, -
Не пеня́йте на меня́ -
Я уйду́ из ста́да!(Припе́в)
Па́пе антило́пьему
Заче́м тако́го сы́на?
Всё равно́ — что в лоб ему́,
Что по́ лбу — всё еди́но.
И жира́фов зять брюзжи́т:
— Вида́ли остоло́па? -
И ушли́ к бизо́нам жить
С Жира́фом Антило́па.(Припе́в)
В жёлтой жа́ркой А́фрике
Не ви́дать иди́ллий.
Льют Жира́ф с Жира́фихой
Слёзы крокоди́льи.
То́лько го́рю не помо́чь —
Нет тепе́рь зако́на.
У Жира́фов вышла́ дочь
Заму́ж за Бизо́на.Пусть Жира́ф был непра́в,
Но вино́вен не Жира́ф,
А тот, кто кри́кнул из ветве́й:
— Жира́ф большо́й — ему́ ви́дней!
Dans l'Afrique brûlante
Au cœur-même de l’Afrique,
D'un coup, à l'improviste,
Survint un malheur.
L'éléphant dit sans comprendre :
« Sûrement, il doit s’agir du déluge ! »
En deux mots : un girafon
S’était amouraché d’une antilope.Refrain :
Puis ce fut un concert de clameurs et aboiements,
Et seul un vieux perroquet
S’écria fort depuis les branches :
« Le girafon est grand, il voit bien ce qui est bon pour lui !»« Eh bien, quelle importance que l’antilope ait des cornes ou pas ?
Blatéra amoureusement le girafon.
Aujourd'hui dans notre faune
Tous sont égaux !
Et si ma famille
n’est pas contente,
Ne m’en faites pas le reproche :
Je quitterai le troupeau ! »(Refrain)
Pourquoi le papa de la petite antilope
Aurait-il besoin de s’encombrer d’un tel beau-fils ?
Peu importe pour lui,
Corne ou pas corne, c’est du pareil au même.
Quant au beau-frère du girafon, il grogne :
« Avez-vous vu pareil imbécile !? »
Et chez les bisons, le jeune couple
S’en alla vivre.(Refrain)
Dans l'Afrique brûlante
Il n’y a pas d’heureuses idylles.
Le père Girafe et son épouse versent
Des larmes de crocodile.
Mais le chagrin n’aide en rien -
Il n'y a plus de règle maintenant :
Les girafes ont une fille
Qui vient d’épouser un bison.Que le girafon ait pu s’être trompé
Ce n'est pas de sa faute,
Mais de celui qui criait depuis les branches :
« Le girafon est grand, il voit bien ce qui est bon pour lui !» -
L’éléphant triste
Гру́стный слон - L'éléphant triste
(1979)Paroles : Ilya Reznik - Слова: Илья Резник
Musique : Igor Kirsavine - Музыка: Игорь Кирсавин
Interprète : Oleg Popov - Исполняет: Олег Попов
Припе́в:
Пару-ра-ру-ра, пару-ра,
Пару, пару-ра-ру-ра-ру-ра.Хо́дит в на́шем го́роде
О́чень гру́стный слон.
Хо́дят слу́хи в го́роде,
Что большо́й сластёна он.
Большо́й, смешно́й
Он зашёл в гастроно́м за едо́й.
Мне пломби́ра триста́ по́рций.
Продаве́ц в отве́т смеётся -"Ах ми́лый слон,
Ах ми́лый слон.
Уходи́, уходи́ домо́й."(Припе́в)
Хо́дит в на́шем го́роде
О́чень гру́стный слон.
Хо́дят слу́хи в го́роде,
Что мультфи́льмы лю́бит он.
Большо́й, смешно́й
Он хоте́л посмотре́ть фильм цветно́й.
Но ребя́та в киноза́ле
О́чень ве́жливо сказа́ли -"Ах ми́лый слон,
Ах ми́лый слон.
Уходи́, уходи́ домо́й."(Припе́в)
И тогда́ из го́рода
Гру́стный слон исче́з.
Мо́жет быть из го́рдости
Он уеха́л но́чью в лес?
Верни́сь опя́ть,
Мы не бу́дем тебя́ обижа́ть.
Ребя́та в на́шем до́ме,
И в кино́, и в гастроно́ме -"Ах ми́лый слон,
Ах ми́лый слон
Где тебя́ иска́ть?"(Припе́в)

Refrain :
Traloula, traloula,
Traloula, traloula-loula.Dans notre ville se balade
Un éléphant très triste.
Il y a des bruits qui courent en ville
Que c’est un gros gourmand.
Le grand, le drôle,
Est allé dans une épicerie pour son déjeuner.
Demandant trois cents portions de glace plombières.
Le vendeur lui a rit en réponse :"Oh, gentil éléphant,
Oh, gentil éléphant,
Va-t'en et rentre chez toi !"(Refrain)
Dans notre ville se balade
Un éléphant très triste.
Il y a des bruits qui courent en ville
Qu'il aime les dessins animés.
Le grand, le drôle,
Voulait voir un film en couleur.
Mais les enfants au cinéma
Lui on dit bien poliment :"Oh, gentil éléphant,
Oh, gentil éléphant,
Va-t'en et rentre chez toi !"(Refrain)
Et puis de notre ville
Le triste éléphant a disparu.
Peut-être que par fierté
Est-il allé dans la forêt durant la nuit ?
Reviens à nouveau,
Nous ne nous moquerons plus de toi.
Les gars de chez nous
Et ceux du cinéma, et de la charcuterie disent :"Oh, gentil éléphant,
Oh, gentil éléphant
Où te chercher à présent ?"(Refrain)
Interprétée par le célèbre clown Oleg Popov (Олег Константинович Попов), la chanson est extraite du film ‘Le soleil dans le filet à commissions’ (Солнце в авоське - Олег Попов и цирк на Цветном бульваре) – voir sur Youtube - , réalisé en 1979 par Igor Netrebtchouk (Игорь Нетребщук).
«Да бу́дет цирк, да бу́дет смех, да бу́дет сто чуде́с для всех. Да вы́йдет кло́ун на мане́ж и улыбнётся". И кра́сный нос, и ры́жий пари́к, и кле́тчатая ке́пка, и знамени́тое "со́лнце в аво́ське"...»

« Que le cirque soit ! qu'il y ait des rires, qu'il y ait cent miracles pour tous ! Que le clown entre sur la piste et sourie. Avec son nez rouge, sa perruque rousse, sa casquette à carreaux et son fameux "soleil dans son filet à commissions" ...»

Le filet à commissions, un accessoire indispensable en ex-URSS !
Le filet à commissions (авоська) fut longtemps, en Union soviétique, l’accessoire indispensable de la ménagère sortant de la maison – même si elle n’allait pas précisément faire des courses (et essentiel non seulement à la ménagère mais aussi à tous : employés, étudiants, ouvriers... bref, pratiquement à tout le monde ...Hum, à l'exception des apparatchiks).
En effet, il y avait toujours la chance – ‘peut-être’ (авось) - de trouver et d’acheter en route quelque chose, quelque nourriture ou autre, habituellement introuvables sur le marché… ‘au petit-bonheur !’ (на авось повезёт!), comme on dit familièrement...
***
A propos d’éléphant triste, voici une autre chansonnette, dans un tout autre style, qui porte le même triste titre...
Гру́стный слон - L'éléphant triste
(2014)Paroles : Véroniqua Dolina - Слова: Вероника Долина
Musique : Musique et interprète : Constantin Koukline
Музыка и исполнитель: Константин Куклин
Без го́дной под дождём оде́жды,
Без го́рдости и без наде́жды,
Слоня́юсь по Москве́, как слон.
Слон небольшо́й, но не инди́йский..
Брожу́ меж кни́гою и ди́ском,
Ме́жду плито́ю и столо́м.Есть ме́сто у слона́ - на ку́хне.
Друго́го не́ту - хоть опу́хни.
И слон идёт, и ва́рит суп.
Он хо́чет му́зыки под ве́чер.
Но сла́бенький моти́в не ве́чен.
А слон совсе́м не хо́чет в клуб.Он не тусо́вщик, как други́е -
Больши́е зве́ри, дороги́е.
Он ти́хо ды́шит у окна́.
Его́ слоно́вое дыха́нье
Не вся́кий назовёт стиха́ми...
И ку́хня у него́ одна́.И всё же - слон в посу́дной ла́вке,
Живу́ я тут, и не без спра́вки -
О том что есть ещё слоны́.
А лю́ди, ме́лкая поро́да,
Ещё и ме́льче год от го́да,
Те - ничего́ нам не должны́.И ничего́, и ничего́, и ничего́ нам не должны́.

Sans vêtements pour la pluie,
Sans fierté et sans rien espérer,
Je traîne dans Moscou comme un éléphant.
Un petit éléphant, mais qui ne vient pas d’Asie...
Je passe d’un livre à un disque,
Entre le poêle et la table.Il n’y a qu’une place pour cet éléphant : la cuisine.
Aucune autre, même s’il en aurait très fort envie.
Et l'éléphant va se préparer une soupe.
Il désire de la musique pour la soirée.
Mais n’a chez lui rien qu’une seule mélodie.
Et l’éléphant ne veut pas du tout aller en boîte.Lui n'est pas un fêtard, comme les autres -
Ces gros animaux, ces très chères bêtes.
Et doucement, à la fenêtre, il respire l’air
De son souffle d'éléphant.
Certains ne nommeront pas ça de la poésie…
Et il n’y a pour lui que la cuisine.Et pourtant, tel un éléphant dans un magasin de porcelaine,
Je vis ici, et j’ai des papiers qui prouvent
Que de tels éléphants existent encore.
Et les gens, cette petite espèce,
Encore plus médiocre d'année en année,
Eux, ne nous apportent rien.Ils ne nous apportent rien, rien de rien.

Un éléphant sous la pluie (illustrateur inconnu) Le clown Oleg Popov : Cirque, cirque, cirque ! et Les cadeaux
Oleg Popov, Cirque, cirque, cirque, 1976. Clip réalisé par Oxana Ptchélintcéva (Оксанa Пчелинцева)
Цирк, цирк, цирк (Пе́сенка о ци́рке)
Cirque, cirque, cirque !
(1976)
Paroles : Mikhaïl Pliatskovsky - Слова: Михаил Пляцковский
Musique de Vladimir Chaïnsky - Музыка: Владимир Шаинский
Interprète : Oleg Popov - Исполняет: Олег Попов
Цирк, цирк, цирк -
Э́то ска́зочный сверка́ющий шатёр.
Цирк, цирк, цирк -
Э́то ко́льцами игра́ющий жонглёр,
Э́то ти́гров полоса́тых гру́стный рёв,
Э́то му́зыка и свет прожекторо́в.Припе́в:
Люби́те цирк, цирк, цирк
И поча́ще приходи́те в цирк.Цирк, цирк, цирк -
Э́то фо́кусник, творя́щий чудеса́.
Цирк, цирк, цирк -
Э́то де́тства удивлённые глаза́,
Э́то пёстрые летя́щие мячи́,
Э́то гну́щие подко́вы силачи́.(Припе́в)
Цирк, цирк, цирк -
Э́то ло́шади, танцу́ющие вальс.
Цирк, цирк, цирк -
Э́то кло́ун, рассмеши́ть суме́вший вас,
Э́то сме́лые под ку́полом прыжки́,
Э́то зри́телей горя́чие хлопки́.(Припе́в)
Цирк, цирк, цирк -
Э́то де́лающий са́льто акроба́т.
Цирк, цирк, цирк -
Э́то ве́чный пра́здник взро́слых и ребя́т,
Э́то - си́ла, э́то - ло́вкость, э́то - труд,
А, пове́рьте, путь к побе́де о́чень крут.(Припе́в)

Cirque, cirque, cirque -
C’est un fabuleux chapiteau tout étincelant.
Cirque, cirque, cirque -
C'est un jongleur faisant voltiger ses anneaux,
C'est le triste feulement de tigres au pelage rayé,
C'est de la musique et la lumière des projecteurs.Refrain:
Aimez le cirque, le cirque, le cirque
Et venez plus souvent au cirque !Cirque, cirque, cirque -
C'est un magicien qui fait des merveilles.
Cirque, cirque, cirque -
Ce sont les yeux d’enfants pleins de surprise,
Ce sont des boules colorées qui volent en l’air,
Ce sont des fers à cheval que tord un hercule.(Refrain)
Cirque, cirque, cirque -
Ce sont des chevaux qui dansent une valse.
Cirque, cirque, cirque -
C'est un clown réussissant à vous faire rire,
C'est un casse-cou qui s’élance sous le dôme,
Et les chauds applaudissements des spectateurs.(Refrain)
Cirque, cirque, cirque -
C'est un acrobate qui fait des sauts périlleux.
Cirque, cirque, cirque -
C'est une fête éternelle pour petits et les grands,
C'est la force, c'est l’adresse et l’effort,
Et, croyez-le, le chemin escarpé qui conduit au succès.(Refrain)

Oleg Popov - aquarelle de Marion Baarsa (Мариона Баарса) Ce titre fait partie d’un petit album de quatre chansonnettes enregistrées en 1976 par le célèbre clown Oleg Popov (Олег Константинович Попов) (1930- 2016), longtemps vedette du Grand cirque d’État de Moscou (Большой Московский государственный цирк), le plus grand cirque d’Europe.
En 1991, alors que le pays s’enfonce dans la crise, regrettant la perte de ses économies, il s’exile en Allemagne où il poursuit sa carrière. Il rentrera en Russie pour donner ses ultimes représentations où il mourra à l’âge de 87 ans. Selon ses dernières volontés, il sera enterré revêtu de son habit de clown.

Пода́рки - Les cadeaux
(1976)
Paroles : Mikhaïl Pliatskovsky - Слова: Михаил Пляцковский
Musique de Vladimir Chaïnsky - Музыка: Владимир Шаинский
Interprète : Oleg Popov - Исполняет: Олег Попов
Чего́ не да́рят лю́дям в день рожде́ния,
Фанта́зии госте́й преде́ла нет.
Одни́ прихо́дят с кни́жками для чте́ния,
Други́е с це́лым во́рохом конфе́т.Припе́в:
А мне подари́ли, мне подари́ли бе́лку, жука́ и сини́цу.
А мне подари́ли, мне подари́ли за́йца, ежа́ и сову́.
И мо́жет вполне́, и мо́жет вполне́, вполне́ в зоопа́рк преврати́ться
Кварти́ра моя́, кварти́ра моя́, кварти́ра, в кото́рой живу́.Кому́-то принесли́ в пода́рок у́дочку
Кому́-то моторо́ллер заводно́й
Я так мечта́л, что мне пода́рят ду́дочку
Пода́рков сто, а ду́дки ни одно́й(Припе́в)
Пища́т мои́ пода́рки и куса́ются,
Царапа́ются все наперебо́й.
Госте́й, коне́чно, эт́о не каса́ется:
Они́ уйду́т дово́льные собо́й.(Припе́в)

Que n’offre-t-on pas aux gens pour leur anniversaire !
Il n'y a pas de limite à l'imagination des invités :
Certains viennent avec des livres pour la lecture,
D'autres avec un tas de bonbons.Refrain:
Et ils m'ont offert un scarabée, un écureuil et une mésange ;
Et ils m'ont offert un lièvre, un hérisson et un hibou.
Et cela pourrait bien, oui pourrait bien transformer en parc zoologique
L’appartement, l’appartement, l'appartement que j'habite !Pour l’un ils ont apporté une canne à pêche en cadeau,
Pour un autre un scooter à ressorts ;
J’avais tellement espéré qu'ils m’offrent une pipe...
Mais plus de cent de cadeaux, et pas une seule pipe !(Refrain)
Ils piaillent tous mes cadeaux et ils mordent
et, par moments, montrent leurs griffes.
Les invités, eux bien sûr, s’en fichent :
Ils repartiront bien contents d'eux.(Refrain)
Glafira
Ivassi – Passe donc me voir, Glafira… (1987)
(Illustrations de Vladimir Roumiantsev (картины Владимира Румянцева)Passe donc me voir, Glafira…
Приходи́ ко мне, Глафи́ра
(1987)
Texte et musique de Géorguï Vasiliev
Музыка и слова: Георгий Васильев
1. Приходи́ ко мне, Глафи́ра,
Я нама́ялся оди́н.
Приноси́ кусо́чек сы́ра
Мы вдвоём его́ съеди́м.
Бу́ду ждать жела́нной встре́чи
Я у две́ри начеку́
Приходи́ ко мне под ве́чер,
Посиди́м, попьём чайку́.Припе́в:
Лу́чше быть сы́тым, чем голо́дным
Лу́чше жить в ми́ре, чем в злобе́
Лу́чше быть ну́жным, чем свобо́дным,
Э́то я зна́ю по себе́!2. Приходи́ ко мне, Глафи́ра,
Ненаро́ком, невзнача́й,
Приноси́ кусо́чек сы́ра,
Ведь без сы́ра - что за чай!
Ты - колба́ски два кусо́чка,
А я ма́слица найду́.
В на́ше вре́мя в одино́чку
Не прожи́ть - име́й в виду́.(Припе́в)
3. Бу́ду ждать я неуста́нно
Ты мне то́лько покажи́сь, -
Должнико́м твои́м я ста́ну
На оста́вшуюся жизнь.
Подари́ приве́тным взгля́дом,
Ма́лость ря́дышком побу́дь -
Бо́льше ничего́ не на́до,
То́лько к ча́ю что-нибу́дь...(Припе́в)
1. Passe donc me voir, Glafira,
J’en ai soupé d’être tout seul.
Apporte donc un morceau de fromage
Nous le mangerons ensemble.
J'attendrai nos retrouvailles
Aux aguets sur le pas de la porte.
Passe donc chez moi ce soir
Et nous nous retrouverons autour d’un bon thé.Refrain :
Mieux vaut être rassasié qu'affamé,
Mieux vaut vivre en paix qu’en mauvaise guerre
Mieux vaut être utile qu’être libre
J’en suis bien convaincu moi-même !2. Passe donc me voir, Glafira,
A l’improviste, en passant,
Apporte donc un morceau de fromage
Après tout, sans fromage pas de bon thé !
Prends deux bouts de saucisse,
Moi je trouverai bien du beurre.
De nos jours, rester tout seul
Ce n’est pas une vie – garde ça à l'esprit !(Refrain )
3. Je t'attendrai inlassablement,
Montre-toi juste un peu,
Et je t’en serai reconnaissant
Le reste de ma vie.
Viens m’offrir ton gentil regard,
Passer un petit moment -
Nul besoin de rien d'autre,
Juste un petit quelque chose pour le thé...(Refrain)

Ivassi - des duettistes amoureux des chats :
Si la chanson 'Glafira' a été écrite et composée par Géorguï Vasiliev (Георгий Васильев), l'autre compère du duo - Alexeï Ivaschenko (Алексей Иващенко) semble aussi beaucoup apprécier les chats :
- Ecoutez sur Youtube : ‘A quelle vitesse un chat s'habitue au confort...’(Как быстро привыкает кот к уюту…) - Lire les paroles (en russe) ;
- Ecoutez sur Youtube : ‘Berceuse pour un chaton noir’ (Колыбельная для чёрного котёнка) - Lire les paroles (en russe).Visionnez le dernier concert public d' Alexei Ivaschenko et Géorguï Vassiliev (septembre 2022) :
Et pour les amoureux de la gente féline voici un site russe sur les chats : Mau.ru.

Premier hiver - Illustration Vladimir Roumiantsev Un grand secret…

Un grand secret pour une petite compagnie (Большой секрет для маленькой компании), 1979 Un grand secret pour une petite compagnie
Большо́й секре́т для ма́ленькой компа́нии
(1979)Sur un poème de Younna Morits - На стихи Юнны Мориц
Musique de Sergueï Nikitine - Музыка: Сергей Никитин
Interprètes : Sergueï et Tatiana Nikitine
Исполнители: Сергей и Татьяна НикитиныНе секре́т, что друзья́ не расту́т в огоро́де,
Не прода́шь и не ку́пишь друзе́й.
И поэ́тому я так бегу́ по доро́ге
С патефо́ном волше́бным в теле́жке свое́й.Припе́в:
Под гру́стное мыча́ние,
Под бо́дрое рыча́ние,
Под дру́жеское ржа́ние рожда́ется на свет
Большо́й секре́т для ма́ленькой,
Для ма́ленькой тако́й компа́нии,
Для скро́мной тако́й компа́нии
Огро́мный тако́й секре́т!Не секре́т, что друзья́ — э́то честь и отва́га,
Э́то ве́рность, отва́га и честь.
А отва́га и честь — э́то ры́царь и шпа́га,
Всем глота́телям шпаг никогда́ их не съесть.(Припе́в)
Не секре́т, что друзья́ убега́ют вприпры́жку,
Не хотя́т на цепо́чке сиде́ть.
Их заста́вить нельзя́ ни за каку́ю коври́жку
От безде́лья и ску́ки балде́ть.(Припе́в)
Не секре́т, что друзья́ в облака́ обожа́ют
Уноси́ться на крылья́х и без,
Но броса́ются к нам, е́сли нас обижа́ют,
К нам броса́ются да́же с небе́с.(Припев)
Ах, бы́ло б то́лько с кем,
Ах, бы́ло б то́лько с кем,
Ах, бы́ло б то́лько с кем, поговори́ть!
Ах, бы́ло б то…
Ах, бы́ло б то…
Ах, бы́ло б то…
Ах, бы́ло б то́лько с кем, поговори́ть!
Ce n'est un secret pour personne que les amis ne poussent pas dans les jardins.
Vous ne pouvez vendre ou acheter des amis.
Et c'est pourquoi, ainsi, je cours sur la route
Un phonographe magique dans ma charrette.Refrain :
Par un triste meuglement,
Par un grognement joyeux
Et un hennissement amical est venu au monde
Un grand secret pour une petite,
Une aussi petite compagnie,
Pour une compagnie si modeste :
Un secret si énorme !Ce n'est un secret pour personne que les amis sont honneur et courage. Ils sont loyauté, courage et honneur.
Et le courage et l'honneur sont des chevaliers et des épées,
Qu’aucun avaleur de sabres n’avalera jamais.(Refrain)
Ce n'est un secret pour personne que les amis s'enfuient en bondissant
Ne voulant pas qu’on les enchaîne.
Vous ne pouvez pas les forcer à tout prix
A se réjouir devant l'oisiveté et l'ennui.(Refrain)
Ce n'est un secret pour personne que les amis dans les nuages adorent
Être portés par les ailes du vent,
Mais ils viennent vers vous si quelqu’un vous offense,
Accourant, même depuis le ciel.(Refrain)
Ah, si au moins il y avait quelqu'un...
Ah, s’il y avait quelqu'un...
Ah, ne serait-ce, ne serait-ce que quelqu'un
Avec qui parler!(N.B : Dans le dessin animé, la chanson a été malheureusement amputée de plusieurs de ses couplets)

Un grand secret pour une petite compagnie, Younna Morits Un grand secret...
Voici la chanson éponyme du dessin animé réalisé par Youlian Kalichère (Юлиан Абрамович Калишер) en 1979 : ‘Un grand secret pour une petite compagnie’ (Большой секрет для маленькой компании) – Voir sur Dailymotion, sur un scénario de la poétesse Younna Morits (Юнны Мориц).
Un film imprégné d’une profonde réflexion sur le sens de l’existence de chacun (ici un chat, un chien et un cheval), confinant à l’absurde onirique - propre, je pense, à l’imaginaire créatif russe.
Pour en savoir plus sur la création du dessin animé : lire (en russe).
***
« Il n’y a pas au monde bête plus forte qu’un chat » I. Krylov
« Си́льнее ко́шки зве́ря нет » И. КрыловLe tango du chat noir - Та́нго чёрного кота́, 1979
Le tango du chat noir - Та́нго чёрного кота́
(1979)
Sur un poème de Younna Morits - На стихи Юнны Мориц
Musique de Sergueï Nikitine - Музыка: Сергей Никитин
Interprète : Sergueï Nikitine
Исполнитель: Сергей НикитинВсе ко́шки, все коты́ и все котя́та,
Когда́-то обожа́ли всех соба́к.
Бежа́ли с ни́ми за компа́нию когда́-то,
Тетра́дки покупа́ть в универма́г.Все ко́шки, все коты́ и все котя́та,
Когда́-то обожа́ли всех соба́к.
И на черда́к, и на черда́к не загоня́ли их когда́-то,
И натоща́к из них не де́лали форшма́к.Припе́в:
Я о́чень, о́чень чёрный маг,
Глота́тель шпаг, лоша́док и соба́к.
Я продаю́ большо́й, большо́й, большо́й секре́т,
Сильне́е ко́шки зве́ря нет.Bсе ко́шки, все коты́ и все котя́та,
Когда́-то обожа́ли лошаде́й.
Бежа́ли с ни́ми за компа́нию когда́-то,
В кино́шку на мультфи́льмы для дете́й.Bсе ко́шки, все коты́ и все котя́та,
Когда́-то обожа́ли лошаде́й.
И за копы́та их не ца́пали, не ца́пали когда́-то,
И не охо́тились на них, как на мыше́й.(Припе́в)

Tous les matous, les chattes et les chatons
Adoraient autrefois tous les chiens.
Jadis ils couraient en leur compagnie
Acheter des cahiers au grand magasin.Tous les matous, les chattes et les chatons
Adoraient autrefois tous les chiens.
Et jamais ne les traquaient jusque dans le grenier,
Et à jeun n’en faisaient pas de la viande hachée.Refrain :
Je suis un magicien très-très noir,
Avaleur d'épées, de chevaux et de chiens.
Je vends un gros, gros, gros secret
Il n'y a pas de bête plus forte qu'un chat !Tous les matous, les chattes et les chatons
Adoraient autrefois les chevaux.
Jadis ils couraient en leur compagnie
Au ciné voir des dessins animés pour enfants.Tous les matous, les chattes et les chatons
Autrefois adoraient les chevaux.
Ils ne leur égratignaient pas les sabots,
jamais ils ne les égratignaient,
Ni ne les pourchassaient, telles des souris.(Refrain)

Younna Morits (Юнна Петровна Мориц) Younna Morits
L’auteure de ces ‘drôles’ de chansons – et du scénario du dessin animé - est la poétesse Younna Morits (Юнна Петровна Мориц), une vieille dame âgée aujourd’hui de près de 90 ans, qui, dans les années 60, figurait parmi les poètes soviétiques contestataires. (D’ailleurs, de 1961 à 1970, la publication de ses ouvrages fut interdite par la censure de son pays. Seules ses œuvres à destination des enfants étant alors tolérées.)
Prix Andreï Sakharov en 2004, elle a, entre autre, publié une série de poèmes pour enfants de ‘5 à 500 ans’ (Lire en russe). Voici un de ces petits poèmes : ‘Un bouquet de chats’ (Букет котов) qui sûrement ravira les amoureux (des chats).
Un bouquet de chats – Буке́т кото́в, interprété par Youri Kalinine (Юрий Калинин)
Un bouquet de chats - Буке́т кото́в
(Des chats tout frais - Све́жие коты́)
(1997)
Sur un poème de Younna Morits - На стихи Юнны Мориц
Compositeur et interprète : Youri Kalinine
Автор музыки и исполнитель: Юрий Калинин
У меня́ уже́ гото́в
Для тебя́ буке́т кото́в,
О́чень све́жие коты́!
Они́ не вя́нут, как цветы́.Вя́нут ро́зы и жасми́н,
Вя́нут клу́мбы георги́н,
Вя́нут цве́тики в саду́,
На лугу́ и на пруду́,А у меня́ - буке́т кото́в
Изуми́тельной красы́,
И, в отли́чье от цвето́в,
Он мяу́кает в усы́.Что за у́шки! Что за ла́пки!
Всяк потро́гать их бежи́т.
Я несу́ буке́т в оха́пке,
Он дерётся и визжи́т.Я несу́ буке́т кото́в,
Дай скоре́е ва́зу.
О́чень све́жие коты́ -
Э́то ви́дно сра́зу!
Me voilà disposé
A t’offrir un bouquet
Un bouquet de chats très frais !
Contrairement aux fleurs, eux ne fanent jamais.Roses et jasmin périssent,
Dans les allées les dahlias flétrissent,
Dans le jardin, les prés et sur l'étang
Les fleurs se fanent en un instant,Mais moi j'ai un bouquet
De chats d’une incroyable beauté.
Et, contrairement aux fleurs farouches,
Ils miaulent des moustaches quand on les touche.Quelles petites pattes et quelles jolies oreilles !
Chacun accourt caresser ces merveilles,
Je tiens un bouquet dans les bras
Qui miaule et se débat.Je t’apporte un bouquet de chats,
Donne-moi un vase, et là
Tu verras pour de vrai
Combien ils sont tout frais !n.b : La quatrième strophe du poème est inexplicablement (?) absente dans l'anthologie officielle sur le Net de Younna Moritz : Lire.
Certains des poèmes pour enfants de Younna Morits ont été traduits en français par Henri Abril - Anthologie de la poésie russe pour enfants’ (Lire).

La souris et le rat, I. Krylov, 1819 La chanson ‘Le tango du chat noir’ reprend un vers célèbre : ‘Il n'y a pas au monde bête plus forte qu'un chat’ (Си́льнее ко́шки зве́ря нет), tiré d’une fable d’Ivan Krylov (Иван Андреевич Крылов) (1769-1844) – Le ‘La Fontaine’ russe - : La souris et le rat (Мышь и Крыса).
Ivan Krylov – la souris et le rat
Иван Крылов - Мышь и Кры́са
(1819)«Сосе́дка, слы́шала ль ты до́брую молву́?»
Вбежа́вши, Кры́се Мышь сказа́ла:—
«Ведь ко́шка, говоря́т, попа́лась в ко́гти льву?
Вот отдохну́ть и нам пора́ наста́ла!» —
«Не ра́дуйся, мой свет»,
Ей Кры́са говори́т в отве́т:
«И не наде́йся попусто́му!
Коль до когте́й у них дойдёт,
То, ве́рно, льву не быть живо́му:
Сильне́е ко́шки зве́ря нет!»Я ско́лько раз вида́л, приме́тьте э́то са́ми:
Когда́ бои́тся трус кого́,
То ду́мает, что на того́
Весь свет гляди́т его́ глаза́ми.
- Voisin, as-tu entendu la bonne nouvelle ?
Accourant, la Souris dit au Rat :
Il semblerait, dit-on, que le chat soit tombé dans les griffes d'un lion ?
Le temps est venu pour nous d’en profiter !
- Ne te réjouis pas, ma beauté
Lui répondit le rat,
Et n'espère pas en vain !
S'il est tombé entre les griffes du lion,
Alors, pour sûr, le fauve n’en sortira pas vivant :
Il n'y a pas au monde bête plus forte qu'un chat !Combien de fois ai-je vu - prenez-le vous pour dit - :
Quand un lâche craint autrui,
Il imagine alors que de celui-ci
Le monde entier doit s’effrayer aussi.En secret à tout le monde…
En secret à tout le monde je le répéterai По секре́ту всему́ све́ту - 1976
En secret à tout le monde...
По секре́ту всему́ све́ту
(1976)
Auteur des paroles : Mikhaïl Tanitch - Автор слов: Михаил Танич
Musique de Vladimir Chaïnsky - Музыка: Владимир Шаинский
Interprété par le Grand Chœur d’enfants de la Radio-Télévision soviétique
(soliste : Dima Viktorov)
Исполнитель : Большой детский хор Всесоюзного радио и Центрального телевидения
(солист — Дима Викторов)Всем, всем,
Всем и ка́ждому скажу́
Я, я,
Я секре́тов не держу́
Я, я
Я не шкаф и не музе́й-
Храни́ть секре́ты от друзе́й!Кто, кто
Кто-то двойку́ получи́л,
Кто, кто
Кто-то но́ги промочи́л
Он, он,
Он расска́жет э́то сам
Снача́ла мне, а по́сле вам.При́пев:
Ля-ля-ля жу-жу-жу
Ля-ля-ля жу-жу-жу
По секре́ту всему́ све́ту
Что случи́лось расскажу́,
По секре́ту всему́ све́ту
Что случи́лось расскажу́
Жу-жу-жу!Вы, вы
Вы меня́ при всём при том
Не, не
Не счита́йте болтуно́м.
Мы, мы
Мы друзья́ на ты́щи лет
А у друзе́й секре́тов нет!Всем, всем,
Всем и ка́ждому скажу́
Я, я,
Я секре́тов не держу́
Я, я
Я не шкаф и не музе́й-
Храни́ть секре́ты от друзе́й!(Припев)
Жу-жу-жу

A tout le monde, à tout le monde
Je le répéterai, à tous et à chacun.
Moi, moi,
Je ne conserve aucun secret.
Moi, moi,
Je ne suis ni un placard ni un musée
Pour garder les secrets de mes amis !Qui, qui,
Qui a eu un zéro,
Et qui, qui,
Qui a mis les pieds dans une flaque.
Lui, lui,
Le rapportera de lui-même
D'abord à moi et à vous ensuite.Refrain:
La-la-la zou-zou-zou
La-la-la zou-zou-zou
En secret de par le monde
Je vais vous dire ce qui s'est passé,
En secret de par le monde
Je vais vous dire ce qui s'est passé
Zou-zou-zou !Vous, vous
Ne considérez pas malgré tout
Que, que
Je ne suis qu’un rapporteur.
Nous, nous,
Nous sommes amis pour mille ans,
Et entre amis : pas de secrets !A tout le monde, à tout le monde
Je le répéterai, à tous et à chacun.
Moi, moi,
Je ne conserve aucun secret.
Moi, moi,
Je ne suis ni un placard ni un musée
Pour garder les secrets de mes amis !(Refrain)
Zou-zou-zou

'Les aventures du petit Denis', Viktor Dragounsky, 1959 Les aventures du petit Denis
‘En secret à tout le monde...’ (По секрету всему свету) - sur des paroles de Mikhaïl Tanitch (Михаил Исаевич Танич) (1913-1972) et une musique de Vladimir Chaïnsky (Владимир Яковлевич Шаинский) (1925-2017) - est la chanson générique du long-métrage éponyme en deux parties, sorti en 1976 (Visionner les deux films en intégralité sur Youtube).
L’histoire narre les aventures d’un jeune garçon, Denis, et de son meilleur camarade Michka. Le scénario est directement inspiré des "Contes du petit Denis" (Денискины рассказы) - lire en russe - écrits par Viktor Dragounsky (Виктор Юзефович Драгунский), parus en 1959.
***
Voici une autre chanson extraite du film ‘En secret à tout le monde...’ (По секрету всему свету)…
Avec mes amis ( Когда́ мои́ друзья́ со мной) - 1976
Avec mes amis
Когда́ мои́ друзья́ со мной
(1976)
Auteur des paroles : Mikhaïl Tanitch - Автор слов: Михаил Танич
Musique de Vladimir Chaïnsky - Музыка: Владимир Шаинский
Interprété par le Grand Chœur d’enfants de la Radio-Télévision soviétique
(soliste : Dima Golov)
Исполнитель : Большой детский хор Всесоюзного радио и Центрального телевидения
(солист — Дима Голов)Если́ с дру́гом вы́шел в путь
Если́ с дру́гом вы́шел в путь
Веселе́й доро́га!
Без друзе́й меня́ - чуть-чуть,
Без друзе́й меня́ - чуть-чуть,
А с друзья́ми мно́го!Припе́в:
Что мне снег, что мне зной,
Что мне до́ждик проливно́й,
Когда́ мои́ друзья́ со мной!Там, где тру́дно одному́,
Там, где тру́дно одному́, -
Спра́влюсь вме́сте с ва́ми!
Где чего́-то не пойму́,
Где чего́-то не пойму́ -
Разберём с друзья́ми!(Припе́в)
На медве́дя я, друзья́,
На медве́дя я, друзья́,
Вы́йду без испу́га,
Е́сли с дру́гом бу́ду я,
Е́сли с дру́гом бу́ду я,
А медве́дь - без дру́га!(Припе́в)

Si je suis en chemin avec un ami,
Si je suis en chemin avec un ami
La route est plus joyeuse !
Sans amis, je suis bien peu de chose,
Sans amis, je suis bien peu de chose,
Mais avec mes amis, je suis beaucoup !Refrain :
Qu'est-ce la neige pour moi, qu'est la chaleur torride,
Qu'est la pluie battante pour moi,
Quand mes amis sont avec moi !Là où tout seul c'est dur,
Là où tout seul c'est dur,
Avec vous, je saurai me débrouiller !
Quand je ne saisis pas quelque chose,
Quand je ne saisis pas quelque chose,
Avec mes amis, je saurai le comprendre !(Refrain)
Face à un ours, mes amis,
Face à un ours, mes amis,
Je n’aurai aucune crainte
Si je suis avec un ami,
Si je suis avec un ami,
Et que l'ours, lui, est tout seul et sans ami !(Refrain)
Cette chanson est restée très populaire en Russie. En voici une version 'modernisée' sur un air de Lambada !
Avec mes amis ( Когда́ мои́ друзья́ со мной) - Interprètes inconnus
C’est amusant de marcher ensemble
Interprété par le Grand Chœur d’enfant de la Télévision et Radio soviétiques (Большой детский хор ЦТ и ВР) – Soliste : Dimitri Golov (Дмитрий Голов), 1978
(Images du film ‘Rêve d’enfance’ (Снится детство), réalisé par Youri Kouzmenko (Юрий Кузьменко), 1985)
C'est amusant de marcher ensemble !
Вме́сте ве́село шага́ть
(1978)Paroles : Mikhaïl Matousovsky - Слова: Михаил Матусовский
Musique : Vladimir Chaïnsky - Музыка: Владимир Шаинский
Chanson extraite du téléfilm ‘Et voilà de nouveau Aniskine’ (И снова Анискин)
O tempora, o mores !
Припе́в:
Вме́сте ве́село шага́ть
По просто́рам,
По просто́рам,
По просто́рам!
И коне́чно припева́ть
Лу́чше хо́ром,
Лу́чше хо́ром,
Лу́чше хо́ром!Спой-ка с на́ми перепёлка-перепёлочка,
Раз иго́лка, два иго́лка - бу́дет ёлочка,
Раз доще́чка, два доще́чка - бу́дет ле́сенка,
Раз слове́чко, два слове́чко - бу́дет пе́сенка!(Припе́в)
В небеса́х зари́ поло́ска заполо́щется,
Раз берёзка, два берёзка - бу́дет ро́щица,
Раз доще́чка, два доще́чка - бу́дет ле́сенка,
Раз слове́чко, два слове́чко - бу́дет пе́сенка!(Припе́в)
Нам счастли́вую тропи́нку вы́брать на́добно,
Раз дожди́нка, два дожди́нка - бу́дет ра́дуга,
Раз доще́чка, два доще́чка - бу́дет ле́сенка,
Раз слове́чко, два слове́чко - бу́дет пе́сенка!(Припе́в)

Refrain :
C'est amusant de marcher ensemble
A travers les grands espaces,
Les grands espaces,
Les grands espaces !
Et bien sûr mieux encore de chanter
Tous en chœur,
Tous en chœur,
Tous en chœur !Chante avec nous petite caille, gentille caille :
Et une aiguille, et deux aiguilles – et bientôt le sapin de Noël,
Et une planchette, et deux planchettes – et ça fera une échelle,
Et un mot, et deux mots – et nous aurons notre chanson !(Refrain)
Dans le ciel, à l’horizon l'aube s’étirera tel un ruban,
Et un bouleau, et deux bouleaux – et bientôt un bosquet,
Et une planchette, et deux planchettes – et ça fera une échelle,
Et un mot, et deux mots – et nous aurons notre chanson !(Refrain)
Nous devons choisir le bon chemin,
Et une goutte de pluie, et deux gouttes – et bientôt un arc-en-ciel,
Et une planchette, et deux planchettes – et ça fera une échelle,
Et un mot, et deux mots – et nous aurons une chanson !(Refrain)
La chanson apparaît pour la première fois dans le troisième épisode de la série télévisée ‘Et voilà de nouveau Aniskine’ (И снова Анискин), réalisée en 1977-1978 par Mikhaïl Jarov (Михаил Иванович Жаров) (1899-1981), une comédie où l’on suit l’enquête d’un détective à la recherche de pièces dérobées dans le musée local d’un petit village. (Voir sur Youtube).

Camp de vacances en ex-URSS au bord de la mer Noire Souvenirs, souvenirs...
Certaines compositions musicales de l’ère soviétique, tirées de films ou de dessins animés, sont aujourd’hui considérées comme des œuvres cultes de cette période.
La chanson ‘C'est amusant de marcher ensemble’ (Вместе весело шагать) remémorera inévitablement à beaucoup de personnes (âgées à présent) les camps de vacances (les ‘colonies de vacances’ dirait-on en français) où se retrouvait alors toute la jeunesse du pays. Est-ce aujourd’hui seulement parce cette chanson leur évoque la nostalgie des temps passés et les moments heureux de leur lointaine enfance ?…
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Voici une autre chansonnette de la fin des années 70, qui fleure bon les vacances d’été et la liberté… ('Souvenirs, souvenirs…' diront les plus âgés, images d’un autre monde leur répondront les plus jeunes.)
Entre nous, les campeurs-sauvages – Ме́жду на́ми, дикаря́ми, extrait du film ‘Le déjeuner sur l’herbe’ (Завтрак на траве), 1979
Entre nous, les campeurs-sauvages
Ме́жду на́ми, дикаря́ми
(1979)
Paroles : Mikhaïl Livovsky - Слова: Михаил Львовский
Musique : Vladimir Chaïnsky - Музыка: Владимир Шаинский
Chanson extraite du film ‘Le déjeuner sur l’herbe’ (Завтрак на траве)
Ме́жду на́ми, дикаря́ми, говоря́,
Спать в крова́ти - то́лько тра́тить вре́мя зря!
Нам под кры́шей пло́хо спи́тся, ду́шно нам!
Надо́, бра́тцы, разбега́ться по леса́м!Припе́в:
И у кра́я про́пасти,
И у ти́гра в па́сти
Не теря́йте бо́дрости
И ве́рьте в сча́стье!
Ме́жду на́ми, дикаря́ми, говоря́,
Захоте́лось антреко́та в сухаря́х.
Жизнь лесна́я возбужда́ет аппети́т,
Хоть черни́кой и брусни́кой рот наби́т.(Припе́в)
Не пуга́ют нас ни сту́жа и ни зной,
То́лько ле́том всё же лу́чше, чем зимо́й.
И в ию́не нет мете́ли декабря́,
Ме́жду на́ми, дикаря́ми, говоря́!(Припев)
Ме́жду на́ми, дикаря́ми, говоря́,
Спать в крова́ти - то́лько тра́тить вре́мя зря!
Нам под кры́шей пло́хо спи́тся, ду́шно нам!
Надо́, бра́тцы, разбега́ться по леса́м!(Припев)

Entre nous, les campeurs-sauvages, on se dit
Que dormir dans un lit, c'est juste perdre son temps !
On ne dort pas bien sous un toit, la chaleur y est accablante !
Il nous faut, mes amis, nous égayer en forêt !Refrain:
Au bord du gouffre
Ou bien dans la gueule du tigre
Il faut rester joyeux
Et croire au bonheur !Entre nous, les campeurs-sauvages, on se dit
Qu’on dévorerait bien une entrecôte panée.
La vie en forêt aiguise l'appétit,
Bien que les myrtilles et les airelles débordent de nos bouches.(Refrain)
Ni le froid ni la chaleur ne nous effraient,
C'est juste mieux l’été que l’hiver.
En juin il n'y a pas de tempête de neige comme en décembre,
C’est ce que l’on se dit entre nous, les campeurs-sauvages !(Refrain)
Entre nous, les campeurs-sauvages, on se dit
Que dormir dans un lit, c'est juste perdre son temps !
On ne dort pas bien sous un toit, la chaleur y est accablante !
Il nous faut, mes amis, nous égayer en forêt !(Refrain)
Le camping-sauvage (отдыхать дикарями) était très répandu dans l’ex-Union soviétique, comme il a pu l’être en France, à une époque, lorsque les espaces naturels étaient moins protégés et donc moins soumis à la réglementation : O tempora, o mores !
Les joyeux voyageurs
Les joyeux voyageurs
Весёлые путеше́ственники
(1937)Paroles : Sergueï Mikhalkov - Слова: Сергей Михалков
Musique : Mikhaïl Starakadomsky - Музыка: Михаил Старокадомский
Une chanson gaie et pleine d'entrain...
Мы éдем, éдем, éдем
В далёкие края́,
Хоро́шие сосéди,
Счастли́вые друзья́.Нам ве́село живётся,
Мы пéсенку поём,
И в пéсенке поётся
О том, как мы живём.Припе́в:
Красота́! Красота́! [Тра-та-та, тра-та-та]
Мы везём с собо́й котá,
Чи́жика, собáку,
Пе́тьку-забия́ку,
Обезья́ну, попуга́я —
Вот компáния кака́я! [два ра́за]Когда́ живётся дрýжно,
Что мóжет лу́чше быть!
И ссóриться не ну́жно,
И мóжно всех люби́ть.[А éсли нас уви́дит,
Иль встрéтит кто-нибу́дь,
Друзéй он не оби́дит,
Он ска́жет: ‘В дóбрый путь!’](Ты в да́льнюю дорóгу
Бери́ с собо́й друзéй:
Они́ тебе́ помóгут,
И с ни́ми веселе́й.)(Припе́в)
Мы éхали, мы пéли,
И с пéсенкой смешно́й
Все вме́сте, как сумéли,
Прие́хали домо́й.Нам со́лнышко свети́ло,
Нас ве́тер обвева́л;
В пу́ти не ску́чно бы́ло,
И ка́ждый напева́л:(Припев)

Nous roulons, roulons, roulons
Vers des contrées lointaines,
En bonne compagnie
Avec d’heureux amis.Nous vivons gaiement,
Nous chantons une chansonnette
Et la chansonnette raconte
Comment nous vivons.Refrain :
C’est magnifique ! Magnifique ! [Tra-la-la]
Nous emmenons le chat avec nous,
Le canari, le chien,
Un p’tit coq batailleur,
Un singe, un perroquet -
Ho là là, quelle compagnie ! [bis]Quand nous sommes entre amis
Quoi de mieux !
Nul besoin de se disputer
Et on peut aimer tout le monde.[Et si on nous voit,
Ou qu’on croise quelqu'un
Il ne voudra pas de mal à nos amis
Et nous souhaitera : - Bon voyage !]Sur la longue route
Amène donc tes amis :
Ils t’aideront
Et ce sera plus gai avec eux.(Refrain)
Nous avons roulé, nous avons chanté,
Et avec cette chanson drôle
Tous ensemble, du mieux que nous pouvons,
Nous sommes arrivés à la maison.Le soleil brillait pour nous,
Le vent soufflait autour de nous ;
Le chemin n'était pas ennuyeux,
Et tout le monde chantait :(Refrain)
Les paroles entre crochets [] diffèrent du poème originel de Sergueï Mikhalkov, les paroles entre parenthèses () sont absentes du dessin animé.

Les joyeux voyageurs, illustration de Guéorgui Karlov (Георгий Карлов) 1948 Sources (en russe) :
planetaskazok.ru et pesni.net.Cette chanson est fredonnée pour la première fois dans le court-métrage éponyme - 'Les joyeux voyageurs' (Весёлые путешественники) sorti en 1937, réalisé par Anicime Mazour (Анисим Мазур).
Synopsis : Tania, cinq ans, et son frère Sérioja envisagent de quitter leur datcha pour la ville. Ils sont aidés par de nombreux animaux et des oiseaux. Le film raconte leurs aventures dans le train.
Visionner l'extrait du film où apparaît la chansonnette...
Les heureux voyageurs, interprétée par Guéorgy Vinogradov
(Георгий Виноградов) et un chœur d’enfants.
Les joyeux voyageurs (Весёлые путешественники) 1937